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1 – Départ pour une nouvelle vie

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C’est marrant comme je suis tentée de commencer par « Il était une fois » ! Je serais à mon avis aussi tentée de finir par « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » ! Non, soyons sérieux…

L’été dernier, aux Etats-Unis, sur la côte Est, en Virginie, et plus précisément à Virginia Beach vivait une jeune demoiselle dont la vie n’a jamais été très facile. Cette jeune femme âgée d’une vingtaine d’années, vingt six ans pour être précise, était brune aux yeux foncés. Elle avait pour ambition professionnelle de devenir juge pour enfants et venait de quitter la France et sa petite ville bourgeoise du Val d’Oise, non loin de Paris, après une déception amoureuse. Elle repartait de zéro, comme si elle allait tourner la page d’un livre pour en écrire une nouvelle.

En réalité, il s’agissait surtout pour elle de fuir son pays natal car elle ne supportait plus la vie parisienne. Elle avait bien pensé à ne quitter que sa ville ou sa région mais elle voulait surtout établir une véritable coupure avec ce « monde » de négligence, de méfiance, de corruption, de méchanceté… Elle a alors tout quitté : ses amis, sa famille ou disons mieux, ce qu’il reste de sa famille, au moins le temps de finir ses études.

Au fait, vous savez ce qu’est réellement la Virginie ? Non ? Ok, je vous explique !

Il s’agit en fait d’un Etat du Sud des Etats-Unis, bordé par l’océan Atlantique. Grâce à ses sept millions et demi d’habitants, il est le douzième plus peuplé des Etats-Unis, et Aline en faisait désormais Partie.

Faisons maintenant un peu d’Histoire. Je suppose que tout le monde ou presque a déjà entendu parler de la reine Elisabeth 1ère d’Angleterre ? Non ? C’est que je vous en apprends des choses ! Elle était surnommée la « reine vierge ». Vous comprenez quelque chose ? Oui, c’est bien ça la Virginie tient son nom de cette reine.

Donc, cette jeune femme prénommée Aline acheta à Virginia Beach un somptueux studio face à la mer, en France on aurait pu le comparer à un trois pièces mais à Virginia ils appelaient cela un studio. Elle l’avait acheté grâce à l’héritage de son arrière-grand-mère qui s’était suicidée trois ans auparavant, après la mort de son adoré époux et l’annonce d’un cancer du sein à un stade très avancé. Aline n’a jamais voulu vraiment en parler mais cette pauvre femme n’a pu supporter l’absence de son défunt mari.

Cependant le studio était magnifique, au fond de la pièce principale, une grande baie vitrée surplombait la plage, Aline pouvait y observer les vagues, les couchers de soleil, et… les surfeurs. Elle était pendue à sa fenêtre ou plutôt à son balcon 24 heures sur 24 pour admirer ces hommes aux corps luisants et musclés. Non Aline n’était pas comme ça d’habitude alors elle se reprit vite et fini par refaire à neuf son nouvel appartement.

Je vous laisse imaginer dans la pièce principale une grande cuisine américaine à l’humeur joyeuse, équipée de tout ce qui se fait de mieux sur le marché, bien qu’elle ne soit pas une grande cuisinière. Mais plutôt une pâtissière passionnée.

Elle avait eu du mal à installer seule sa table basse aquarium. Un aquarium de deux cent litres tout de même où nageaient toutes sortes de poissons d’eau chaude. Elle décrivait dans une des lettres à ses parents l’arc en ciel que dessinaient les couleurs de ses poissons, il y en avait de toutes tailles et de toutes sortes. Cela semblait respirer la joie de vivre.

Dans sa salle de bain elle disposait d’une douche à jets et d’une baignoire « zen » deux personnes. Vous savez ce genre de baignoire à remous et dont la lumière change de couleur pour vous détendre. Le luxe pour une « Parisienne » fraîchement débarquée.

Le seul petit souci ? Dormir tous les jours dans un canapé !

La vie pour Aline était tout ce qu’il y a de plus banal, le matin elle se levait à l’aurore. La vue depuis sa baie vitrée était splendide, elle pouvait y observer la mer calme qui se retirait pour revenir et attirer les touristes et les baigneurs vers l’heure du déjeuner. Le ciel était tel une carte postale. Autour d’un semblant de soleil levant qui paraissait être couché sur l’eau, se dessinait un voile de couleurs chaudes mêlé à du pourpre et du rose. Ces couleurs dansaient comme dans ces bals où les femmes portent des robes somptueuses, bouffantes et brillantes, à l’époque où la valse et le Quick-step étaient de mode, où ces couples dansant semblaient tourner et virevolter sans même avoir un étourdissement, dans une salle si grande qu’on pourrait se croire au palais des glaces à Paris.

Après avoir longuement observé ce fabuleux lever de soleil, elle prenait son petit déjeuner, tout ce qu’il y a de plus français. Brioche tressée, beurrée, avec de la confiture de framboise (sa préférée, et la mienne aussi…), accompagnée d’un jus d’oranges fraîchement pressées qu’elle buvait machinalement après s’être brûlé la langue avec son chocolat chaud, dans lequel elle adorait tremper ses tartines.

Le petit déjeuner terminé, Aline se préparait. Tous les matins, vers neuf heures elle prenait un bain bien chaud en se demandant finalement pourquoi elle était partie. A chaque fois elle en arrivait à la même conclusion. Elle n’en savait rien. Pourquoi avoir fui ? C’était son incontournable question. Fuir n’était en soit une bonne raison et à chaque instant elle se disait qu’un jour ou l’autre elle déciderait de revenir.

Après plus d’une heure de baignade dans une eau bouillonnante à trente-deux degrés, il était l’heure de sa découverte quotidienne de la ville. Mais ce jour-là, elle en sorti et vit une boutique très attrayante. Elle ne saurait dire pourquoi elle avait été attirée par cette petite boutique mais elle y pénétra. C’était selon elle la plus petite mais aussi la plus agréable qu’elle n’eut jamais vue. La propriétaire, toujours vêtue de façon assez extravagante aux couleurs vives et dépareillées, était d’un âge assez proche de celui d’Aline. Peut être trois ou quatre ans de plus qu’elle, et vendait avec passion des fleurs de toutes sortes. Aline adorait les fleurs. En particulier les orchidées, mais pas n’importe lesquelles. Les «gingembre coctus orchidées ». Une plante magnifique, à l’odeur douce et très parfumée.

Depuis cette fameuse rencontre, tous les matins Aline se rendait dans la petite boutique de Sophie, Fifie pour les intimes, qui lui offrit pour son anniversaire un chiot.

Le plus adorable des chiots que l’on puisse imaginer. C’était un bulldog français. Un des chiots issus de la portée que la chienne de Fifie venait de mettre bas. Il était noir avec sur le ventre et le bout de la queue des petites taches blanches. Fifie lui avait offert car elle trouvait Aline de plus en plus triste et perdue. Elle s’était bien rendu compte qu’Aline ne s’était pas fait un seul ami à part elle à Virginia Beach et avait pensé que Bibi, le bulldog français, serait le bienvenu.

Sophie avait touché en plein dans le mille. Cette race de chiens était l’une de celles qu’Aline préférait. Bibi avait littéralement changé le train de vie de la jeune femme. À l’aube ils regardaient tous deux le lever du soleil, ce qui était pour elle bien plus agréable que toute seule. Bien que ça ne soit qu’avec son chien. Et le petit déjeuner était devenu un rituel de foire.

Avant l’arrivée de son compagnon à quatre pattes, Aline mangeait seule en regardant la télévision. En général il s’agissait des informations. Vous savez, celles qui tournent en boucle sur une chaîne très connue de la TNT… Elle aimait regarder cette chaîne plus que les autres. Elle trouvait le présentateur plutôt charmant, avec une allocution qui la faisait rêver. Elle se mettait alors à rêver des audiences dont elle aurait pu être la magistrate la plus haut placée. Elle regrettait de plus en plus d’avoir abandonné ses études.

Depuis l’arrivée de Bibi cela avait prit une tournure différente. Aline partageait son repas avec lui. Elle le faisait monter sur ses genoux et lui donnait tout ce qu’il osait quémander. Les mauvaises habitudes se prennent très vite, tout le monde le sait. À tel point qu’à force de tout lui céder, Aline avait perdu prise sur son chien. Bibi, avec les semaines était devenu le plus gros estomac sur pattes qu’elle connaisse. Il avalait tout ce qu’il trouvait. Tout passait dans son ventre, que ce soit comestible ou non, du moment que ça lui plaisait. En commençant par des bouts de brioche tressée et beurrée tous les matins. Le jeune chien s’était même trouvé une nouvelle passion pour la poubelle. Il adorait les vieux restes de poulet tout durs et le marc de café était devenu son ingrédient préféré.

Tous les jours, en rentrant de la bibliothèque où elle se rendait pour s’évader, Aline se trouvait face à une poubelle renversée, complètement vide et dont les déchets étaient répartis un peu partout dans le studio. Elle avait, à plusieurs reprises, dut recoudre les coussins en soie des chaises, qui lui avaient d’ailleurs coûtés une véritable petite fortune et nettoyer les excréments du chien, qui jonchaient si délicatement le tapis de lin blanc de la salle de bain. Aline avait même dut l’emmener chez le docteur Picassiet, un vétérinaire de renom, qui avait extrait des entrailles du jeune chien, des punaises et autres accessoires de bureau.

Bien qu’il soit de petite taille, l’animal adorait faire tourner en bourrique sa jeune maîtresse. En plus de tout dévorer sur son passage, à chaque orage il devenait comme fou, tel un animal possédé par le diable. Il sentait le tonnerre arriver avant même que le ciel ne se couvre. Il se mettait alors à tourner en rond, à gémir et il dévastait tout ce qui était à sa hauteur. Le si beau papier peint qu’Aline avait mit plus de trois semaines à poser seule n’était aujourd’hui plus qu’un ancien souvenir. Elle avait déjà tenté d’en reposer mais, à l’orage suivant, l’état de la pièce était de nouveau le même… Si ce n’est pire.

Un soir où la jeune femme avait accepté l’invitation à dîner de son amie, un orage avait surprit Virginia Beach. Elle était alors rentrée en catastrophe, accompagnée de la vendeuse d’orchidées et avait finalement trouvé Bibi perché sur le haut de l’armoire. Allez savoir comment il avait fait son compte, aller se percher à plus d’un mètre quatre-vingt ! La seule hypothèse qu’elles avaient toutes deux imaginée était que le jeune chien était d’abord monté sur la table basse. Puis, sur le canapé pour ensuite atterrir sur le bar et enfin finir son ascension en haut de l’armoire. Le pauvre était affolé.

***

Le lendemain matin, au lieu d’aller voir sa nouvelle amie, Aline décida de continuer sa promenade quotidienne sur la plage. Elle voulait emmener son adorable petit toutou sur la plage pour chiens, afin qu’il puisse se défouler et rencontrer d’autres membres de son espèce. Et avouons-le, là il ne pouvait pas réduire à néant la maison…

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Ils partirent donc en direction de la plage. Après avoir fait ses besoins, Bibi entraîna Aline et ils se mirent à trottiner sur le trottoir. Bibi tirait sur sa laisse, il mourait d’envie d’aller renifler le postérieur des autres chiens à chaque fois qu’ils en croisaient.

Comment la matinée à « Dog Beach » allait-elle se passer ?

Imaginez une plage remplie de chiens de toutes races, de toutes robes, mâles et femelles… Bibi n’avait jamais vraiment été en contact avec d’autres chiens et bien que le règlement stipulait :

Madame, Monsieur,

Le conseil communal vous rappelle que « Dog Beach » est une plage pour chiens réglementée, c’est pour cela que nous rappelons qu’il est :

  • Interdit de lâcher votre chien sur la plage

  • Interdit que votre chien se soulage sur la plage ou dans la mer

  • Interdit d’avoir recours à toutes sortes de combats

  • Interdit de donner de la nourriture à votre animal sur la plage

  • Interdit de souiller, de quelque façon que ce soit, l’espace commun

Si nous constatons qu’une de ces règles n’a pas été respectée vous serrez banni de « Dog Beach » et vous encourerez à des sanctions financières et/ou pénales. Pour toute réclamation merci de vous adresser à l’agent de police affecté à votre sécurité.

Mr Pik

Dr du Conseil Municipal

Aline ne redoutait pas tant la réaction de son chien, mais plutôt celle des autres. En effet, Bibi était tellement joueur, fougueux, énervant parfois… qu’elle avait peur qu’il agace un autre chien et que ce dernier ne le fasse sanctionner.

Plus le temps de réfléchir ! Le temps de se poser toutes ces questions, ils étaient déjà arrivés. Bibi devenait tout fou. On aurait dit un enfant à qui on vient d’offrir le cadeau dont il rêvait depuis toujours. Il sautait partout, tirait sur sa laisse, reniflait tous les derrières qu’il pouvait croiser. À l’approche de l’eau Aline fut prise d’un fou rire.

Bibi n’avait jamais vu la mer de si près. Il la reniflât, mit une patte dans l’eau et à l’arrivée de la mini vague qui s’écrasât sur le sable chaud, il se hâtât de retirer sa patte. Sauta dans tous les sens et … d’un seul coup …. plongea dans l’eau, nageât sous les vagues, but l’eau salée. But et but et but encore et encore… Il n’avait jamais semblé aussi heureux et, lorsqu’Aline tourna la tête pour parler à une propriétaire, elle a vu un bulldog (Américain celui-là), plus grand, euh … plus grande, qui semblait fière et aboyait après les vagues. Elle aussi semblait heureuse d’être là. Mais on voyait parfaitement qu’elle en avait l’habitude et n’en profitait pas autant. Sa propriétaire venait de dire à Aline que la jeune chienne attendait une portée d’un beau et fière bulldog. Il se tenait debout, observant la plage et sûrement sa femelle, à environ une centaine de mètres de là. Ils étaient tous deux grands, de couleur marron très clair et la femelle avait une tâche noire comme celle des vaches, sur son dos et … Bibi buvait bien trop d’eau, il allait être malade.

  • Bibi vient ici tu vas être …

C’était trop tard. Bibi se vida de toute ses forces dans l’eau. La propriétaire de la majestueuse femelle prit le temps de sermonner Aline alors qu’elle essayait de ramener son chien hors de « Dog Beach ». En chemin ils se firent arrêter par l’agent de police qui prit leurs identités et les inscrivit sur la liste des gens bannis de la plage des chiens. C’eut été la première mais aussi la dernière fois que Bibi put s’amuser dans une eau à plus de vingt degrés avec ses compagnons. Aline était furieuse. Sur le chemin du studio elle n’arrêtait pas de disputer son chien et de marmonner des noms d’oiseaux envers lui.

***

Au lieu de prendre les cent marches, un raccourci qui menait tout droit en face de chez elle et qui comptait exactement cent trois marches, elle avait décidé de prendre les petites rues isolées pour aller voir Fifie. Ils arrivaient au coin de « Bikini Road » une petite rue très étroite qu’il vaut mieux ne pas prendre si vous êtes claustrophobe. Il y faisait presque nuit alors qu’il était à peine onze heure du matin. Sur les murs on pouvait distinguer des ombres bizarres et inquiétantes qui n’étaient en fait, en regardant de près, que des tags. La lumière y était pourtant en permanence allumée. Mais trop faible pour s’y sentir en sécurité. Les habitations semblaient abandonnées. Elles ressemblaient aux maisons de campagne, claires avec des poutres en bois foncé, mais très abîmées. Le genre de rues où l’on est loin de tout, mais surtout loin d’être comme chez soi. C’est plutôt le genre de rues où l’on se retourne toutes les cinq secondes sur soi-même pour vérifier si on est suivi ou non. Le genre de rues où à chaque instant on tend l’oreille parce qu’on a l’impression d’entendre les pas de quelqu’un qui nous suit, sentir le regard de quelqu’un qui nous observe sans qu’on ne puisse le voir. Le genre de rues où, sans savoir pourquoi, on marche beaucoup plus vite, où des fois on se surprend bêtement à courir comme si quelqu’un nous pourchassait. Le genre de rues où l’on se met à transpirer à grosses gouttes sans aucune raison, où l’on respire de plus en plus vite et de plus en plus fort et le genre de rues où…

« Bam !! » Vous assommez quelqu’un qui prenait simplement la même rue que vous, qui marchait aussi vite que vous. Cette personne qui, au moment où elle va pour se relever, se fait assommer de coups par votre sac à mains, histoire que vous puissiez prendre un peu d’avance en vous mettant à courir. Elle vous court après et, dans la lumière, rassurée, vous vous rendez compte que vous avez roué de coups un pauvre jeune homme qui promenait son chien. Un homme qui est là maintenant, devant vous pour s’excuser de vous avoir fait peur et qui vous raccompagne jusqu’à un endroit sûr où vous serrez en sécurité. C’est ce qui venait de se passer pour Aline.

En réalité c’est ce qui venait de m’arriver.

Car oui, Aline c’est moi. Je m’apprête à vous partager mes plus sombres secrets depuis que j’ai décidé de tout quitter sur un coup de tête. Blessée par mon premier amour et cherchant à me reconstruire. Mais surtout, bien décidée à VIVRE.

Alors bienvenue dans mon monde !!

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